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Crédit immobilier : la règle des 35 % devient obligatoire pour les banques

Depuis le 1er janvier 2022, les recommandations du Haut Conseil de stabilité financière sont juridiquement contraignantes : taux d’effort limité à 35 % et durée de prêt plafonnée à 25 ans. Ce qui change pour votre projet.

Calculatrice posée sur des billets et des relevés de dépenses

Le 1er janvier 2022 marque un tournant pour le crédit immobilier en France. Les critères d’octroi que le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) recommandait depuis 2020 ne sont plus de simples recommandations : ils sont désormais juridiquement contraignants pour les banques, en application de la décision D-HCSF-2021-7 du 29 septembre 2021.

Deux critères désormais obligatoires

35 %

taux d’effort maximal, assurance emprunteur comprise

25 ans

durée maximale du prêt (+ 2 ans de différé possible)

20 %

part de la production que les banques peuvent accorder hors critères

Le taux d’effort plafonné à 35 %

Le taux d’effort correspond à la part de vos revenus consacrée au remboursement de l’ensemble de vos crédits : capital, intérêts et assurance emprunteur. Il ne doit pas dépasser 35 % de vos revenus nets.

Concrètement, un foyer qui perçoit 4 000 € nets par mois ne peut en principe pas consacrer plus de 1 400 € par mois à ses remboursements de crédits, tous crédits confondus.

La durée limitée à 25 ans

La durée d’un prêt immobilier ne peut plus excéder 25 ans. Une tolérance de 2 ans de différé d’amortissement existe lorsque la jouissance du bien est décalée par rapport à la mise en place du crédit : achat en l’état futur d’achèvement (VEFA), construction ou acquisition avec travaux importants.

Une marge de manœuvre pour les banques

Chaque trimestre, les établissements prêteurs peuvent accorder jusqu’à 20 % de leurs nouveaux crédits immobiliers en dehors de ces critères. Cette flexibilité est prioritairement destinée aux projets d’achat de résidence principale. Le respect de la mesure est contrôlé par l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution).

Deux personnes signant des documents lors d’un rendez-vous
Un dossier bien présenté reste la meilleure façon d’entrer dans les critères… ou dans la marge de flexibilité.

Des effets déjà visibles depuis 2021

Ces règles s’appliquaient déjà sous forme de recommandation depuis janvier 2021, et les pratiques des banques ont nettement évolué. Selon les chiffres rappelés par l’Institut pour l’éducation financière du public :

Part des crédits accordés avec un taux d’effort supérieur à 35 %
Janvier 2020 41,3 %
Juillet 2021 18,0 %

Source : HCSF, cité par La finance pour tous (septembre 2021)

La part des prêts d’une durée supérieure à 25 ans est quant à elle passée de 12,8 % en janvier 2020 à 6 % en juillet 2021.

Ce que cela change pour votre projet

Quelques leviers à étudier avant de déposer votre demande :

  • Solder ou regrouper les petits crédits à la consommation, qui alourdissent le taux d’effort ;
  • Comparer l’assurance emprunteur : elle est désormais incluse dans le calcul des 35 % ;
  • Ajuster la durée dans la limite des 25 ans, en gardant en tête le coût total du crédit ;
  • Mobiliser un apport, ne serait-ce que pour couvrir les frais de notaire et de garantie.

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Article publié le 4 janvier 2022 : les informations qu’il contient reflètent la réglementation et les conditions du marché à cette date, et ont pu évoluer depuis. Elles sont données à titre informatif et ne constituent pas un conseil personnalisé. Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

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