Taux et marché 3 min de lecture

Taux immobiliers : 3,23 % en mars, une pause après la hausse

Selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA, le taux moyen des crédits immobiliers atteint 3,23 % en mars 2026. Après une hausse en début d’année, les taux se stabilisent, mais la demande fléchit.

Écran affichant des courbes de marchés financiers

L’Observatoire Crédit Logement/CSA publie son bilan du 1er trimestre 2026. Après avoir progressé depuis l’automne, le taux moyen des crédits immobiliers marque une pause en mars, à 3,23 % hors assurance et coût des sûretés. Mais le contexte s’est durci : depuis début mars, la guerre au Moyen-Orient pèse sur la confiance des ménages et sur la demande de crédit.

Des taux qui remontent depuis l’automne

Après plus d’un an de baisse, le taux moyen s’était stabilisé autour de 3,06 % entre mars et août 2025. Il est reparti à la hausse à partir de septembre : + 11 points de base entre juin et décembre 2025, puis + 3 points en janvier et + 4 points en février 2026. En mars, la tendance a laissé place à la stabilisation.

Taux moyen des crédits immobiliers (hors assurance)
Déc. 2024 3,31  %
Mars 2025 3,08  %
Juin 2025 3,05  %
Déc. 2025 3,16  %
Mars 2026 3,23  %

Source : Observatoire Crédit Logement/CSA, tableau de bord du 1er trimestre 2026

Des écarts selon la durée

Toutes les durées ne suivent pas la même trajectoire. Au 1er trimestre, les taux sur 15 ans ont reculé d’environ 5 points de base pour presque tous les emprunteurs, alors que la hausse a été générale sur 20 ans.

3,04 %

taux moyen sur 15 ans en mars 2026 (3,09 % en décembre)

3,21 %

taux moyen sur 20 ans (3,17 % en décembre)

3,27 %

taux moyen sur 25 ans (3,25 % en décembre)

Les meilleurs profils, ceux qui obtiennent les 25 % de taux les plus bas, empruntaient en mars à 2,69 % sur 15 ans et 2,91 % sur 25 ans, selon l’Observatoire.

Une demande qui fléchit

L’Observatoire décrit des banques face à un affaiblissement de la demande, au-delà des habitudes saisonnières. Dès le début du mois de mars, les ménages ont été confrontés aux conséquences économiques du déclenchement de la guerre au Moyen-Orient : ralentissement de la croissance, rebond de l’inflation, pertes de pouvoir d’achat. Pour y répondre, les banques ont réajusté leurs barèmes à la baisse en mars.

Du côté de la politique monétaire, la Banque centrale européenne a laissé ses taux inchangés le 19 mars, le taux de dépôt restant à 2,00 % depuis juin 2025. Elle souligne que la guerre au Moyen-Orient accroît fortement l’incertitude.

Pouvoir d’achat immobilier : des signaux mitigés

  • La durée moyenne des prêts atteint 252 mois, en hausse de 6 mois sur un an ;
  • les prêts de 25 ans et plus représentent 49,0 % de la production en mars ;
  • les revenus des emprunteurs reculent de 0,6 % sur un an, tandis que le coût des opérations augmente de 1,9 % ;
  • le coût relatif d’un achat s’établit à 4,2 années de revenus, contre 4,1 un an plus tôt ;
  • l’apport personnel moyen recule de 3,2 % sur un an.

Ce que cela change pour votre projet

  • Comparez sur la durée qui vous convient : l’écart entre 15 et 25 ans a tendance à se creuser ;
  • Valorisez votre apport, même modeste, il améliore votre profil ;
  • Pensez à l’assurance emprunteur, qui pèse dans le coût total et dans votre taux d’effort.

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Article publié le 16 avril 2026 : les informations qu’il contient reflètent la réglementation et les conditions du marché à cette date, et ont pu évoluer depuis. Elles sont données à titre informatif et ne constituent pas un conseil personnalisé. Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

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